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Cahier du larsoc

Détails de l’article

Titre : Le foncier indigène dans la tourmente de l’exploitation forestière au Cameroun (1896-1948)
Auteur.e.s : Yannick ZO’OBO, .

Résumé | Abstract

Dans une ordonnance signée le 15 juin 1896, l’autorité allemande instaurait au Cameroun la notion de « terres vacantes et sans maîtres ». Celle-ci apportait une reconfiguration de la conception traditionnelle de la terre ancestrale chez les peuples du Cameroun. Pour ces derniers, la terre ancestrale était leur patrimoine dont le devoir était de protéger pour leurs activités agricoles et pour leurs descendants. Pour l’administration par contre, il s’agissait d’un milieu végétal avec une couverture boisée qu’il fallait exploiter à des fins économiques. Il allait alors se créer une logique d’affrontement car les deux conceptions de la terre ne pouvaient pas cohabiter pacifiquement. La réaction antipathique des indigènes victimes d’expropriation a amené les autorités coloniales françaises qui avaient débouté l’Allemagne hors du Cameroun en 1916 à reconsidérer la notion de « terre vacantes et sans maîtres » qu’ils abrogèrent finalement en 1950. À partir des sources d’archives, des documents bibliographiques ; suivant une approche diachronique, cette étude se propose d’analyser les changements apportés par l’exploitation du bois dans la conception traditionnelle de la terre ancestrale, dans un contexte où devait cohabiter exploitation forestière et problèmes fonciers en milieu rural camerounais.

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